Petite gâterie aujourd'hui avec mon thé vert de Chine favori : le Bi Luo Chun (également transcrit Pi Lo Shun). Ces petites feuilles torsadées, pelucheuses, passant par toutes les nuances du vert jade, est un grand classique des montagnes Dong Ding (ou Tung Ting) de la région de Jiangsi, également renommées pour leur oolong homonyme. Les légendes abondent dans ce terroir ancien : le bi luo shun serait né des larmes d'une jeune fille pour son amoureux tué par le dragon auquel elle était promise. Même si l'une des joies du thé est de nous faire rêver, il faut surtout retenir que le territoire où est cultivé ce thé regorge également d'arbres fruitiers. Ajoutez à cela les brumes qui s'accrochent naturellement
Comment préparer un thé glacé ? (et ses avantages) Que ce soit l'été ou non, il est toujours agréable d'avoir une boisson rafraîchissante et savoureuse sous la main : après une séance de sport ou pour accompagner un bon bain chaud, par exemple. Le thé glacé est un petit bonheur valable en toutes saisons, mais qui n'est vendu que pendant l'été. Des alternatives en poudre existent, mais industrielles et très sucrées : on s'éloigne de la boisson douce pour revenir vers le soda. Alors comment s'affranchir du marketing saisonnier et profiter au mieux des belles saveurs du thé ? D'abord, il faut garder à l'esprit que n'importe quel thé ou infusion peut se transformer en boisson glacée pourvu qu'il soit en feuilles
Pourquoi réinfuser son thé (et comment s'y prendre) ? Vous avez certainement entendu un jour qu'il était indispensable de "rincer" votre thé, voire de l'infuser plusieurs fois de suite. Conseil venant d'un spécialiste, d'un vendeur ou de votre ami(e) passionné(e) de thé, vous hésitez à compliquer votre routine pour la seule raison de "bien faire". Je me propose dans cet article de parcourir les différentes raisons qui justifient de faire tremper vos feuilles plus d'une fois, et comment vous y prendre sans trop de difficulté. Rincer le thé De quoi s'agit-il ? Verser l'eau chaude sur les feuilles, laisser reposer 5 à 10 secondes, et jeter l'eau. Puis verser à nouveau l'eau sur les feuilles pour l'infusion proprement dite. Cette manipulation ne vaut qu'avec des
Coup de projecteur aujourd'hui sur un thé blanc, une couleur dont la définition fait toujours débat parmi les experts mais dont les qualités gustatives font l'unanimité. A l'origine, il s'agit d'une récolte de printemps où l'on sélectionne uniquement les bourgeons du théier : la quantité produite est donc extrêmement limitée et était autrefois réservée à l'empereur. A peine flétri au soleil, la saveur du thé blanc est la plus subtile de toutes les couleurs de thé, mais cette légèreté ne signifie pas pour autant que le thé manque de goût ! Le thé blanc que nous avons choisi vient du Yunnan. Cette région d'origine du thé en Chine est plutôt connue pour ses thés noirs, tandis que le savoir-faire du thé
Darjeeling est sans doute l'origine de thé la plus réputée : ancienne résidence d'été des colons de l'Empire britannique, cette région enclavée sur les premières hauteurs de l'Himalaya entre le Népal, le Bhoutan et le Bangladesh produit des thés connus pour leur goût rappelant celui du muscat. Du thé amer du matin aux "first flush" qui font l'événement chaque année, Darjeeling est omniprésent dans nos tasses. Aujourd'hui, nous avons choisi de comparer deux récoltes de printemps (les fameuses "first flush") du jardin de Puttabong -- une de l'an dernier et une de cette année. On entend souvent que ces premières récoltes, prisées pour leur fraîcheur, perdent tout intérêt quelques mois plus tard et doivent donc être consommée très rapidement. Il est exact
Le thé est au cœur économique de l'Inde depuis l'époque de l'Empire britannique : il a remplacé l'opium dans les plaines d'Assam, et a élevé Darjeeling, lieu de villégiature de la noblesse anglaise, au rang d'un des plus beaux terroirs du monde. Du thé brisé du petit-déjeuner aux récoltes de printemps à la mode, l'Inde est aujourd'hui dans toutes les tasses, jusqu'à produire autant de thé que la Chine. Pourtant, son histoire contemporaine est loin d'être aussi idéale et linéaire que son succès le laisse croire. Éreintées par la demande de l'URSS dans les années 70, les régions productrices ont traversé une décennie de crise identitaire de 1990 à 2000 qui les ont obligées à réinventer ce que signifie la
La Chine. Immense, mystérieuse, forte de trois millénaires d'art et d'Histoire. Au cœur de sa culture et de ses légendes : le thé. C'est de l'Empire du Milieu qu'il tire ses origines botanique et commerciale, devenant la cause ou le témoin d'événements historiques d'ampleur internationale. Les montagnes embrumées des estampes sont surtout les seules au monde à cultiver toutes les couleurs de thé au plus haut niveau de savoir-faire. Cela en fait un territoire très prisé, mais impressionnant pour l'amateur. Cet atelier se veut un voyage gustatif à travers les principales régions productrices et leurs thés emblématiques, qui nous donneront l'occasion de comparer les méthodes de préparation chinoise et européenne. Exemples de sujets abordés Pourquoi la Chine est-elle le pays le plus important
Parler de thé japonais, revient souvent à y associer la cérémonie qui s'y rapporte : extrêmement codifiée, elle paraît souvent obscure. Toute cette gestuelle est-elle bien nécessaire ? Est-ce le seul moyen de bien préparer un thé japonais ? Réputé pour séduire les connaisseurs, nous verrons comment tirer le meilleur parti du thé japonais quels que soient le palais et les moyens dont on dispose. Ce rituel nous servira de tremplin vers chacune des étapes du voyage : en partant du cœur des plantations, nous observerons les différentes transformations du thé et comment elles impactent la dégustation. Au pays du zen et du kawai (mignon), nous en profiterons pour découvrir comment le thé s'inscrit dans l'Histoire et la culture locale. Cet
"Made in Taïwan" : un nom associé à l'électronique et à un paysage urbain grandi trop vite. On oublie que les trois quarts du territoire de l'île sont occupés de montagnes, de forêts... et de thé ! Avec entre autres la culture chinoise en héritage, le thé fait partie du quotidien familial des taïwanais, depuis les plantations à taille humaine jusqu'aux rituels dans les parcs. Découvrir les thés de Formose signifie donc plus qu'ailleurs  rencontrer ceux qui participent de son évolution, où chaque dégustation vous fait visiter un pan d'Histoire gustative et sociale. Cet atelier entend éclairer la richesse fascinante de Taïwan, trop souvent réduite à ses oolongs lactés ("milky"). Pourquoi d'ailleurs n'y cultive-t-on pas plus d'autres couleurs ? Qu'appelle-t-on vraiment
A mesure que le thé gagne en popularité, la gamme d'ustensiles de préparation et de service s'étoffe : différents matériaux, types de filtration, designs esthétiques mais pas forcément pratiques... Difficile de choisir ! Pour éviter de multiplier les achats décevants, il est important d'évaluer la qualité de l'objet par rapport à votre usage. Quand et comment consommez-vous votre thé ? Quel type de thé ? Avez-vous des exigences de conservation, de mobilité...? Répondre à ces questions vous mettre sur la piste de votre propre boîte à outils, simple et polyvalente. A ce titre, regarder du côté des méthodes asiatiques est parfois révélateur : peut-être une kyusu japonaise vous séduira-t-elle plus que la dernière tisanière Bodum ? Cet atelier vous offre l'opportunité