Si je vous dis "puerh", à quoi pensez-vous ? A une galette, une infusion extrêmement dense et riche en saveurs tourbées rappelant une écurie ? Vous n'auriez pas tort : c'est d'abord ainsi que la grande famille des thés post-fermentés s'est faite connaître en Europe. Qu'il s'agisse des briques consommées en Union Soviétique ou des soucoupes redécouvertes en Chine dans les années 1990 puis portées aux nues par les collectionneurs, le puerh s'aborde parfois plus comme un concept qu'un plaisir en tasse. Au bout du processus de fabrication, on fait en sorte que le thé conserve une humidité résiduelle qui va lui permettre de mûrir au fil du temps : c'est la fermentation qui, comme pour un bon vin, donne de
Nous vivons une époque bénie pour les amateurs de thé : un nouveau salon ou une nouvelle boutique semble ouvrir à chaque coin de rue, offrant toujours plus de diversité et de choix. Nous sommes ravis de pouvoir découvrir une nouvelle gamme, la comparer à celles que nous connaissons déjà, enfin exprimer notre préférence. Evidemment, agir de la sorte n'a de sens qu'en partant du principe que les mélanges proposés par une enseigne lui sont propres. Alors que se passe-t-il quand on découvre qu'une marque revend les mélanges d'une autre marque ? Cela ne devrait pourtant pas nous étonner : fabriquer du thé parfumé nécessite un équipement et un savoir-faire à la fois technique et coûteux que seules peu de maisons