Au milieu de la vivante rue Caulaincourt, juste au-dessus de la station Lamarck, c’est une petite boutique fraîche et pimpante qui attire le passant : chaise et table de jardin à la porte invitent à ralentir l’allure et à croiser le sourire de François, qui vous propose d’emblée une tasse de thé. Fort de son expérience au Palais des Thés, c’est en 2013 qu’il décide de donner corps à son idéal : proposer la plus large gamme possible de thés et infusions issus de l’agriculture biologique au sein d’une offre généraliste de qualité, qui fait également la part belle aux gourmandises comme le chocolat ou le miel. Sur 200 références, les 60% environ de bios incluent aussi bien des thés d’origine que
Comme son nom le suggère, Fauve est un lieu libre, qui échappe aux définitions mais auquel on revient toujours. L'espace est double : mi-salle des ventes, mi-bar à thé (et jus, cafés, planches de fromage ou charcuterie). Aux manettes de la partie café règne Céline Moret, qui a aussi fondé en famille le site A l'Unithé.com, où l'on peut composer un coffret personnalisé de différents sachets de thé. Fine connaisseuse et débordante d'énergie, elle est l'âme du lieu et compte bien y développer d'autres facettes : des animations et des ateliers autour du thé sont prévus, ainsi qu'un espace de boutique éphémère pour des enseignes de thé en ligne. Fauve marque d'abord pour son accueil hors pair : chaleureux, avec un
La rue des Martyrs est décidément un lieu de perdition pour les amoureux du thé : Neo T en haut, l'adorable vaisselle d'A ma Table au milieu, enfin Collection T. en bas. Jeune enseigne d'abord installée à Nice, c'est la fille des fondateurs qui prend la responsabilité de ce petit havre de paix au coin de la rue Condorcet. L'intérieur blanc et reposant s'orne de grandes lanternes de tissu et de paniers suspendus, dans une ambiance évanescente mais toute simple. Une bouilloire chauffe au comptoir pour de mini-dégustations improvisées. La vaisselle suit les tendances en sélectionnant des pièces fines et élégantes qui répondent à la subtilité des mélanges parfumés mis à l'honneur au comptoir, gourmands ou fleuris selon la saison. Quelques
Partis d'un rêve financé par la communauté Kickstarter, Kodama incarne l'histoire de deux amis (Vincent et Martin) tombés amoureux du monde infini de l'infusion. Le discours de l'enseigne joue donc naturellement la carte de l'émerveillement et de la découverte, reprenant le nom d'un esprit habitant les arbres dans le folklore japonais. L'intérieur fait écho à l'esthétique nipponne : extrême sobriété du béton poli, réchauffé par les meubles en bois clair auxquels répondent les éprouvettes et les bocaux. Remplis de liquides mordorés, ils évoquent à la fois la palette infinie des saveurs et les jeux de mélanges d'un petit chimiste. La carte dément cependant la profusion potentielle en s'astreignant à une dizaine de références aux caractères marqués. Les parfumés bien prononcés partagent la
C’est par un heureux hasard que j’ai poussé la porte de ce temple du thé de l’Orient français. A la faveur de la nuit tombante, l’intérieur s’auréolait d’une douce lumière qui soulignait théières et autres jarres pleines de promesses ; et sur la vitrine, l’inscription « thé de roche »… Comment résister ? Immédiatement, c’est la taille humaine de la boutique qui m’a plu : la décoration est celle d’une maison raffinée avec des meubles en bois ouvragés où de larges fauteuils invitent à prendre son temps, tandis que les objets semblent avoir été disposés par un collectionneur amoureux plus qu’au nom d’une quelconque logique de vente. Petit comptoir à droite, table de dégustation à gauche, séparé par les étagères d’ustensiles, le reste de l’espace donnant
Tea & Ty, c’est la maison qui a sauvé ma journée à Rennes.  Après Tcha House exceptionnellement fermée, l’heure du déjeuner sonne et toutes les boutiques ferment leurs portes… Sauf dans le repaire de Gwénolé Coppel, qui propose des tartes salées aussi savoureuses que roboratives et des gâteaux à se damner – le tout accompagné d’un thé bien entendu ! Des plateaux chargés de mini-boîtes sont à disposition pour faire son choix parmi les mélanges parfumés (très drôle à plusieurs, comme un Memory mouvant), tandis que les origines nature se découvrent au comptoir. Le calme et la douceur du maître des lieux se reflètent partout : dans l’espace sobre et accueillant, la décoration discrète mais pleine d’humour, les livres sur le thé à
Paris regorge aujourd’hui de tant de salons et de boutiques de thé que le choix devient parfois un embarras. Si j’aime butiner ici et là, je m’en tiens également à deux ou trois maisons auxquelles je fais pleinement confiance pour la qualité de leur sélection et leur capacité renouvelée à me faire rêver. Et Neo T trouve sans peine une place sur ce podium grâce à de solides atouts. Pousser la porte de cette boutique au seuil du fourmillant quartier Montmartre, c’est entrer dans un cabinet de curiosités. Céramique, terre cuite, fonte, verre, bois sous toutes leurs formes d’ustensiles, avec pour point commun leur élégance et leur élection par l’œil avisé de Valérie Stalport. Son caractère et son expertise transparaissent surtout
Excursion rive gauche pour une fois, pour découvrir une jeune maison de thé dotée d’un nom latin et d’un dromadaire pour enseigne : Lupicia. A l'entrée de cette rue émaillée de jolies choses raffinées, la boutique tire bien son épingle du jeu des maisons de thé parisiennes. C’est d’abord la clarté et la pureté de l’espace qui m’ont frappée. Teintes lisses de blanc et de bois qui soulignent les produits bien rangés : c’est calme, c’est zen, ça ressemblerait presque à Muji… Normal pour une enseigne japonaise créée en 1995. On prend son temps (surtout quand on peut tout sentir !) : le service est aux petits soins mais discret, avec un profil de vendeurs plus que de passionnés mais très efficaces et bien informés.
Unami, c’est LA bonne raison de prendre un train. A 1h de Paris, au cœur du sympathique vieux quartier de la ville, une oasis de thé. Je qualifierais le lieu d’exhaustif avant tout. La boutique est divisée en deux espaces égaux : le premier est réservé à la vente, avec le comptoir de vrac et les étagères d’accessoires, où la variété des modèles n’a d’égal que leur qualité. Traditionnels ou modernes (parfois hybrides !), alliant sobrement l’utile à l’esthétique. J’y ai vu de nombreux objets que je n’avais jamais croisé auparavant ; même si les prix se situent dans le haut du panier, c’est appréciable de pouvoir trouver autant de bonnes choses dans un seul lieu. La carte des thés ferait quant à elle pâlir n’importe
C’est non loin de la galerie des Sélènes, reconnue pour sa sélection de céramiques et d’objets à thé, que Tamatebako a ouvert ses portes en 2015. Alors que je visitais les rues avoisinantes, le son caractéristique d’une belle machine à expresso m’arrêta, aussitôt suivi du parfum enivrant de l’arabica fraîchement moulu. Je m’attendais à un coffee shop discret à la façon parisienne et fus surprise de découvrir un espace large et accueillant : un haut plafond où les sons habitent sans assourdir, d’amples tables rondes permettant de prendre ses aises, ainsi que la pièce maîtresse – un vaste comptoir de 200 thés et infusions. Classés comme des éléments chimiques, chaque boîte en bois porte une lettre clé (V pour thé vert, R